Dans un monde volatile, incertain, complexe, ambigu (VICA), comment aborder le travail, les collaborations et l’apprentissage ? Nous n’en sommes qu’au début des transformations et les réponses ne peuvent venir que des acquis de ceux qui expérimentent. Il faut donc oser expérimenter, et au quotidien, en explorant les possibles dans l’esprit du colibri.

La notion de territoire apprenant n’est pas stabilisée et concerne davantage dans les écrits le monde éducatif. Nous pensons que la formation professionnelle de demain avec au cœur  l’AFEST doit se construire autour d’une collaboration de territoire et de filière que nous appelons un territoire apprenant, à l’instar d’une organisation apprenante. 

Il s’agit pour nous de construire des consortiums de territoire pour développer les opportunités de développement d’apprentissage formels, non formels et informels et faciliter la combinaison efficace des modalités en présentiel en distanciel et en situation de travail.

Expérimenter des solutions concrètes, pratiques, d’accepter la rature mais pas l’abandon, d’aborder la complexité sans compliquer, avec simplicité, de savoir se remettre en question même lorsqu’on pensait avoir trouver, de penser à la fois en pente douce et en radicalité. 

L’expérience professionnelle, une expérience de filière

Le développement des compétences en situation de travail est principalement inscrit dans un contexte de filière. Le sens donné à l’expérience pour qu’elle devienne capital d’expérience, les échanges avec les autres s’inscrivent dans des pratiques communes de filière même pour des fonctions supports. Il reste donc toujours intéressant de penser le développement de compétences autour des savoirs « métiers. »

Des combinaisons organisées poussent vers le territoire

La préférence pour les formations mixtes à distance, combinant présentiel et à distance, même sans intégrer l’AFEST montre que les individus éprouve le besoin de s’inscrire dans une présence physique. Le « blended », invite à dynamiter la journée de 7 heures pour des regroupements liés aux besoins pédagogiques : 7, 3, 2 heures, mais dans ce cas, il faut inscrire la formation dans une proximité territoriale.

L’économie de la digitalisation pousse au partage

L’économie du système de la formation s’est construit sur l’étalon heure d’intervention du formateur. L’économie de la digitalisation, distingue plus fortement la conception et l’animation, rend les apprenants potentiellement producteur de ressources et promet même des externalités de réseaux. Si l’économie modulaire résout théoriquement l’injonction à individualiser à faibles coûts, le risque est grand de voir émerger des parcours déconnectés des situations de travail et des profils des apprenants. La résistance à des modules sur catalogue passe par des proximités renouvelées entre des organismes soucieux de répondre aux besoins d’accompagnement de terrain.

La proximité organisée comme levier et objectif

La proximité spatiale ne suffit pas à produire de la coopération. En matière d’apprentissage, il est nécessaire, pour fonctionner en cluster d’organiser la proximité. Il s’agit de rendre proche les objectifs de développement de compétences en rapprochant les référentiels de compétences, en partageant des scénarios pédagogiques ou des contenus de formation… Découvrez ici nos objectifs de proximité organisée.