Penser le travail et l’apprentissage comme des activités bornées, cloisonnée a très certainement été la plus grande erreur de construction de notre système de formation. La deuxième aura été de localiser le savoir sur un seul sachant, le formateur. La première erreur nous a éloigné des situations de travail et de certains publics qui ne se sentaient pas à l’aise avec la salle de classe. La deuxième a réduit nos opportunités d’apprentissage.
La réforme de la formation professionnelle reconnait 3 modalités d’apprentissage : le présentiel, la formation à distance et l’action de formation en situation de travail. Décret n°2018-1341

Oui, l’apprentissage est multiple : j’apprends des informations éparses dont l’accès est facilité par la digitalisation, des échanges avec des collègues, des clients, des fournisseurs, de mes voisins, j’apprends de mes expériences. J’apprends mieux parce que je combine ces apprentissages.

La combinaison organisée des moteurs de l’apprentissage permet de démultiplier les opportunités d’apprentissage formels, non formels et informels.

L’expérience est première

Etre en cohérence avec l’idée que la compétence correspond à la mobilisation dans l’action d’un certain nombre de savoirs combinés de façon spécifique en fonction du contexte revient à poser l’action et donc l’expérience concrète de l’action comme l’élément essentiel de la compétence. Je ne peut avoir développé mes compétences que parce que j’ai réinvesti dans l’action des savoirs nouveaux, issus de tiers ou construit au cours de mon action. Cette perspective ouvre le champ des opportunités d’apprentissage.

La réflexivité est apprenante

L’expérience concrète est première mais n’est pas suffisante. J’apprends parce que je fais et qu’ensuite j’analyse et tire les enseignements de ces actions. C’est l’axe réflexif de l’AFEST – Action de formation en situation de travail, indispensable pour rendre le travail apprenant.

En nous appuyant sur le cycle expérientiel et une description robuste des compétences en situation de travail, nous facilitons l’apprentissage en situation de travail.

Combiner l’AFEST avec le présentiel et le digital

L’expérience est première, la réflexivité essentielle mais l’apport de connaissances par des tiers formateurs ou experts et l’échanges avec des pairs sont des moteurs forts du développement des compétences que ce soit en présentiel ou à distance. Combiner, c’est démultiplier les sources de connaissances à dispositions mais aussi permettre l’interactivité nécessaire à l’engagement et la réflexivité.

Du présentiel et du digital proche des situations de travail

Mettre l’expérience comme première réoriente les objectifs et donc l’ingénierie de l’apprentissage puisque la question essentielle devient celle du transfert des acquis dans l’expérience concrète.
Nous sommes en formation dans un retournement similaire à celui que les industriels vivent avec l’impression 3D et la juste matière. Les savoirs, les mises en situations et les échanges doivent arriver au juste moment.

Des séquences combinées

Nous vous proposons une première réflexion concernant vos modules de formation en toute autonomie. Pas à pas vous pouvez vous réfléchir à l’utilité de différentes combinaisons et télécharger vos notes en format word.